ganix

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

ballons


kjhjn

Cette installation interdit l'accès à une zone définie comprenant une porte d'entrée. Une pomme est placée au milieu de cette zone. Elle accentue la tentation d'enfreindre l'interdit.

dossier

agnes1.jpg
Entretien avec une infirmière qui travaille dans le service de soin de fin de vie. cercueil.jpg

J'ai créé différents cercueils en 3D. Ils sont revêtus de motifs floraux provenant de mes peintures et évoquant la mort. Ce travail est une vanité et en même temps elle est aussi une invitation à s'asseoir sur notre mort.

DSC_0348.jpg

Le spectateur voit à travers une « cage » une scène absurde. Les personnages ne correspondent pas à ce qu'on pourrait attendre : au lieu d'animaux exotiques une femme et une chèvre s'ignorent et nous ignorent.


Les ballons, qui d'ordinaire s'envolent, ici s'enfoncent.

kgv

DSC_0359.jpg

DSC_0486.JPG

DSC_0693.JPG

Cette sculpture donne une présence inquiétante à un objet du quotidien auquel on ne fait plus attention. `

fleur1.jpg

noel1.jpg

_hockney.jpg détournement des oeuvres photographiques de David Hockney`

mort_embryon.jpg

solitude1.jpg

Cette vidéo est un dialogue entre moi et une personne imaginaire. Mon humeur change au fil du monologue et la caméra tente vainement de saisir les réactions de l'interlocuteur invisible.

analyse jeff wall/Dlacroix

Lorsqu'on regarde La chambre détruite, photographié par Jeff Wall, notre première réaction est d'imaginer ce qui s'est produit pour que la pièce soit dans cet état. Des vêtements, apparemment ceux d'une femme, ont été jetés ça et là. Une multitude de bijoux tapisse également le sol. A droite, une table renversée. Au fond, à gauche les tiroirs de l'armoire dégueulent. Le mur est déchiré. Le matelas aussi. Une seule déchirure mais elle est franche. Nul doute. On est en présence d'un acte volontaire. On peut supposer un cambriolage violent ou une bagarre.

Lire la suite...

La voix version tarré

Debout! cria une voix. l'homme se réveilla en sursaut."voilà, c'est pas trop tôt!" Ne voyant personne devant lui, il se retourna. mais constata qu'il était seul. Puis, un rire tremblotant. Terrifiant.

Lire la suite...

Edouard levé

Angoisse (http://www.laperipherie.fr/artistes/leve.html) 114.jpg entree.jpg monument.jpg nuit.jpg ecole.jpg

masculin/féminin

DSCF2041.JPG

bestiole

DSCF2042.JPG

Demain, c'est la fin du monde.

Mathieu,
J’ai lu ta lettre. C’est très gentil à toi de m’écrire. Je vois que je te manque beaucoup et que tu regrettes de passer les derniers jours qui te restent chez ta tante qui pleure sans arrêt. Je ne sais pas pourquoi je t’écris. Tu ne recevras jamais cette lettre et je pourrais profiter du peu de temps qui me reste à vivre comme tout le monde. Sans doute que je n’arrives pas à croire qu’il n’y aura plus jamais de demain. D’ailleurs le mot "jamais" aura aussi perdu tout son sens. Tout à l’heure je me suis mis à toucher tous les objets, les murs de mon appartement. Je me suis même allongée au sol pour mieux le sentir. J’essaie d’imaginer ce rien qui remplacera tout ça. Je n’y parviens pas. Les routes sont jonchées de corps qui saignent. Je vois même un bras seul sur le trottoir. Un carnage. Toutes les dix minutes j’entends un coup de feu. Tous ces gens auraient pu attendre l’heure cruciale avant de se donner la mort. Peut-être que la peur est trop grande. Peut-être qu’ils ne veulent plus être témoin de la mort des autres. Je suis certaine que tous ceux qui croient en une vie meilleure dans l’au-delà, ont déjà quitté celle-ci depuis un bon moment. Apparemment, la plupart des gens ont arrêté d’espérer. Moi, je préfère attendre et me dire qu’il y aura un lendemain. Je ne sais pas ce que tu as décidé. Mais si tu restes en vie, ne le fais pas pour moi, ou, du moins, ne le fais pas pour nous. S'il nous reste encore du temps à vivre, ce sera séparément. Quand j’ai appris qu’il ne restait finalement plus qu’une journée avant que la Terre ne disparaisse, j’ai regretté chaque moment passé avec toi. A présent, je me rends compte du temps que j'ai perdu. Alors je vais prier. Pour la première fois. Je vais demander à Dieu, s'il existe, et s'il m’entend, qu’il nous donne plus de temps pour que je puisse te le dire de vive voix. Je ne veux pas que tu meures en croyant que je t’aime. Mais il se peut que demain, je change d’avis en pensant aux bons côtés de notre relation. Alors je vais peut-être juste m’en aller et te laisser cette lettre avant que tu n’aies eu le temps de rentrer. Finalement écrire cette lettre n’était pas une perte de temps.
Adieu
Sylvie.fin_du_monde.jpg

MAGRITTE is the very best!

magritte-raining-men-galconde4.jpg
magrittenottobereproduced.jpg
la_manzana_de_rene_magritte-968759.jpg
magritte.jpg
christies_magritte_okapi.jpg

Le voyeurisme est partout.

fenetre.jpg Il a emménagé à la résidence à côté il y a quelques semaines. Il s’arrête devant cette fenêtre assez souvent. Et il bouge comme ça à chaque fois. On dirait qu’il danse. C’est parce qu’il écoute le voisin jouer du piano. Tu sais… je t’avais raconté. Celui qui joue du Amélie Poulin. Ca a l’air de lui plaire à lui. Il ferme même les yeux. C’est trop drôle. Il doit s’imaginer être ailleurs ou un truc comme ça. Ou alors, il connaît par cœur la scène qui correspond à la musique qu’il entend et il se la regarde dans sa tête. C’est mignon… non… je ne me moques pas… moi aussi je fais ça avec des films que j’adores… bon, pas avec Amélie Poulin... Oh, regarde, celle d’en face. Elle se déshabille encore devant la fenêtre. C’est dingue… Bien sûr qu’elle réalise, depuis le temps qu’elle le fait… Ca la gène pas c’est tout. Mais comment on peut manquer de pudeur à ce point ?
Ah, oui… quand la lumière est allumée, ça lui arrive. En même temps, c’est vrai qu’il y a de jolis tableaux. Tu devrais voir, c’est magnifique. Tout à l’heure on s’arrêtera en allant chez Sylvie. Je te montrerai. Tu me le rappelleras ? Par contre je ne comprends pas pourquoi il regarde l’appartement du geek. Pour ce qu’il y a à regarder. Tu le vois pianoter sur son ordinateur à longueur de temps. Quel spectacle passionnant ! Si encore il était mignon… De toute façon il faudrait qu’il soit gay… Tu crois qu’il l’est ?

La foule, ça craint.

« Punaise, je suis d'accord pour dire que je marche rapidement, mais si je marche aussi lentement que toi je risque pas d'arriver au bout de la rue avant demain. » pensa-t-il silencieusement, alors qu'il faillit percuter une vieille dame qui marchait à l'allure... d'une vieille dame. En passant devant elle, il lui adressa cependant un « bon courage! » discret. Peu après, il se retint de crier « Mais bon sang! » lorsqu'il du s'écarter pour laisser passer une rangée de trois jeunes filles qui riaient aux éclats. Il ne hurla pas lorsqu'il dût mettre en arrière son épaule gauche pour laisser la place à celle d'un grand homme à la démarche plus qu'assuré dont le regard était inexpressif. Il ne jura pas « Oh, mais bordel fait chier! » devant la petite fille qu'il faillit bousculer en évitant le coup de poing involontaire d'une femme en ceinte qui s'étirait. Pourtant, l'envie ne lui manquait pas de hurler.
la foule

Lire la suite...

commentaire : L'Autoportrait au christ jaune, Gauguin

Gauguin_Christ.jpg

L’Autoportrait au christ jaune, huile sur toile de Gauguin peinte entre 1890 et 1891, traduit trois aspects de la personnalité de l’artiste.

Au premier plan le visage de Gauguin est peint de façon à ce qu’on puisse le reconnaître. En effet, il utilise des tons proches des couleurs réels du visage. Si les coups de pinceaux sont volontairement visibles, le portrait rend bien compte de sa forme et de son expression. Par ailleurs, son regard se dirige vers le spectateur alors que son visage penche légèrement vers la droite, ouvrant ainsi un espace considérable à une représentation du christ crucifié à l’arrière plan. De cette façon, notre regard est capturé en premier lieu par celui de Gauguin, puis renvoyé automatiquement à ce christ, qui est un élément d’une autre de ses œuvres intitulé Le christ jaune. Ce dernier avait été très mal accueilli un an auparavant car contrairement aux habitudes de l’époque, le christ est représenté par des traits grossiers, sans le souci du réalisme. Ainsi, à travers ce jeu du regard, il s'adresse directement à ses contemporains, et revendique sa volonté de poursuivre dans un travail qui s'éloigne du réalisme de ses premiers tableaux. A ce sujet il a écrit : «  Ne copiez pas trop d'après nature. L'art est une abstraction. ». Enfin, on s'attarde plus longtemps sur un élément qui au premier regard nous paraît informe. Il s'agit d'un pot anthropomorphe dont la forme reprend le visage de Gauguin de façon chaotique, comme l’a été sa vie. En ayant quelque connaissance sur la vie de l'artiste, il s'y dégage un sentiment de frustration voir de souffrance. Il semble incarner le côté noir de la personne.

Ce tableau constitue un autoportrait de Gauguin, le peintre. Il traduit sa démarche d’aller au-delà de l’imitation du réel aussi bien au niveau du choix des couleurs qu’au niveau de la touche. A travers cette oeuvre Guaguin, à la manière de son ami Van Gogh, se construit une image d'artiste maudit, incompris par la société de son époque et dont l'inspiration est portée par sa souffrance.